
Tu entres en IFAP ou tu es déjà en école ? Ce mémo de vocabulaire auxiliaire de puériculture rassemble 40 mots à connaître pour la formation et les stages. Il reprend les termes de nos deux carrousels Instagram, avec des définitions simples et les distinctions à retenir.
Comprendre ces mots aide à suivre les cours, à décrire une observation et à échanger avec l’équipe. L’objectif est de savoir expliquer un terme avec tes propres mots et de l’utiliser dans le bon contexte.
Naissance : comprendre les premiers jours
1. Prématurité
Naissance avant 37 semaines d’aménorrhée révolues. Les semaines d’aménorrhée sont comptées depuis le premier jour des dernières règles. La prématurité peut nécessiter un accompagnement et une surveillance adaptés.
2. Méconium
Premières selles du nouveau-né, généralement épaisses, collantes et vert foncé à noires. Leur aspect évolue ensuite avec l’alimentation. Les observations sont transmises selon les habitudes et les protocoles du service.
3. Colostrum
Premier lait maternel, présent en fin de grossesse et durant les premiers jours après la naissance. Produit en petites quantités, il apporte notamment des éléments nutritifs et des facteurs de protection au nouveau-né.
4. Fontanelle
Espace membraneux situé entre certains os du crâne du nourrisson, avant leur rapprochement progressif. Il existe plusieurs fontanelles. Leur observation s’inscrit dans l’évaluation globale de l’enfant par les professionnels compétents.
Alimentation : distinguer les mécanismes
5. Succion
Action d’aspirer avec la bouche, notamment pour téter le sein ou une tétine. Chez le nourrisson, une alimentation efficace nécessite une coordination de la succion, de la déglutition et de la respiration.
6. Déglutition
Mécanisme qui permet d’avaler et de faire passer la salive, les liquides ou les aliments de la bouche vers l’estomac. Elle mobilise plusieurs structures et doit protéger les voies respiratoires.
7. Régurgitation
Remontée passive du contenu de l’estomac vers la bouche, sans les efforts caractéristiques du vomissement. Elle ne désigne pas une fausse route, même si des difficultés associées doivent être signalées à l’équipe.
8. Fausse route
Passage d’un aliment, d’un liquide ou de salive vers les voies respiratoires au lieu des voies digestives. Toute suspicion nécessite une réaction adaptée à la situation et aux procédures d’urgence de la structure.
Digestion : observer le transit
9. Transit intestinal
Progression du contenu digestif dans l’intestin jusqu’à l’évacuation des selles. Pour observer le transit, on tient compte du rythme habituel de l’enfant, de son alimentation et de l’aspect de ses selles.
10. Péristaltisme
Ensemble des contractions coordonnées de la paroi du tube digestif qui font avancer son contenu. Pour mémoriser le mot, pense au mouvement ; le transit correspond à la progression qui en résulte.
11. Constipation
Difficulté à évacuer les selles, souvent associée à des selles dures ou douloureuses. Leur fréquence seule ne suffit pas à conclure, notamment chez un bébé allaité : l’âge et le contexte comptent.
12. Diarrhée
Émission de selles plus liquides et souvent plus fréquentes que d’habitude. Chez le jeune enfant, cette modification mérite une attention particulière en raison du risque de déshydratation, à évaluer par l’équipe.
Hygiène : quatre termes à ne pas confondre
13. Asepsie
Ensemble des mesures destinées à prévenir l’introduction de micro-organismes dans un lieu, sur du matériel ou lors d’un soin. C’est une démarche de prévention de la contamination, adaptée au geste réalisé.
14. Antisepsie
Opération visant à éliminer ou à inactiver des micro-organismes sur des tissus vivants, à l’aide d’un antiseptique adapté. Le choix et l’utilisation du produit suivent les indications et le protocole applicable.
15. Désinfection
Opération visant à réduire ou à inactiver des micro-organismes sur des surfaces ou du matériel, selon un objectif défini. Elle ne se confond ni avec le simple nettoyage ni avec la stérilisation.
16. Infection nosocomiale
Infection acquise dans un établissement de santé, qui n’était ni présente ni en incubation au début de la prise en charge. Toutes les infections associées aux soins ne sont pas nécessairement nosocomiales.
Tonus et oxygénation : observer sans poser de diagnostic
17. Hypotonie
Diminution du tonus musculaire, c’est-à-dire de la tension de fond des muscles. Un enfant qui paraît inhabituellement peu tonique doit faire l’objet d’une transmission rapide, avec des observations précises et contextualisées.
18. Hypertonie
Augmentation du tonus musculaire. Elle ne signifie pas simplement que l’enfant est fort ou actif. Son interprétation appartient à l’évaluation clinique réalisée par les professionnels compétents.
19. Apnée
Interruption de la respiration. La signification dépend notamment de l’âge et du contexte. Une pause respiratoire inhabituelle, surtout accompagnée d’un changement de couleur ou de réactivité, exige une alerte immédiate.
20. Saturation en oxygène
Proportion de l’hémoglobine liée à l’oxygène. La SpO₂ est une estimation périphérique obtenue avec un oxymètre. Sa valeur s’interprète avec l’état de l’enfant et les conditions de mesure, jamais isolément.
Température : connaître les nuances
21. Hyperthermie
Au sens physiologique strict, élévation de la température liée à un excès de chaleur produite ou reçue, ou à une évacuation insuffisante, sans augmentation du point de consigne de la thermorégulation.
22. Hypothermie
Abaissement de la température corporelle au-dessous de la normale attendue. Chez le nouveau-né, la prévention des pertes de chaleur et la surveillance adaptée font partie des points de vigilance de l’équipe.
23. Fièvre
Élévation régulée de la température : le centre de thermorégulation augmente son point de consigne, notamment en réponse à une infection ou à une inflammation. Fièvre et hyperthermie n’ont donc pas le même mécanisme.
24. Thermorégulation
Ensemble des mécanismes qui maintiennent la température corporelle dans une plage adaptée, en équilibrant production et pertes de chaleur. Ces mécanismes sont encore immatures chez le nouveau-né, particulièrement s’il est prématuré.
Cœur et respiration : employer les bons mots
25. Tachycardie
Fréquence cardiaque plus élevée que les valeurs attendues pour l’âge et la situation. Les pleurs, l’activité ou la température peuvent modifier cette fréquence : une valeur doit toujours être contextualisée.
26. Bradycardie
Fréquence cardiaque plus basse que les valeurs attendues pour l’âge et la situation. Les repères pédiatriques diffèrent de ceux de l’adulte ; utilise ceux enseignés et les consignes de ton service.
27. Polypnée
Respiration anormalement rapide et généralement superficielle. Elle se décrit avec les autres signes observés : rythme, mouvements du thorax, bruits et éventuels signes de lutte. Les repères varient selon l’âge.
28. Dyspnée
Difficulté à respirer, pouvant s’accompagner de signes visibles d’effort respiratoire. Ce terme décrit une gêne respiratoire et ne se résume pas à une augmentation du nombre de respirations par minute.
Peau et signes visibles : décrire précisément
29. Ictère
Coloration jaune de la peau et des muqueuses liée à une accumulation de bilirubine. Chez le nouveau-né, l’évaluation dépend notamment du moment d’apparition et du contexte ; l’observation doit être transmise.
30. Cyanose
Coloration bleutée de la peau ou des muqueuses, pouvant traduire un problème d’oxygénation ou de circulation. Une coloration inhabituelle, notamment des lèvres ou de la langue, nécessite une alerte immédiate.
31. Érythème
Rougeur de la peau. Pour une transmission utile, précise sa localisation, son étendue, son moment d’apparition et les manifestations associées observables. Le mot ne permet pas, à lui seul, d’en déterminer la cause.
32. Œdème
Gonflement lié à une accumulation de liquide dans les tissus. Il peut être localisé ou plus diffus. Décris ce que tu observes sans attribuer une cause qui n’a pas été établie.
Hydratation et urines : suivre les observations
33. Déshydratation
Déficit en eau de l’organisme, pouvant s’accompagner de pertes de sels minéraux. Le nourrisson y est particulièrement vulnérable. Les apports, les pertes et le comportement sont des informations utiles à transmettre.
34. Diurèse
Quantité d’urines produite pendant une période définie. Une mesure doit préciser la durée et la méthode utilisée. Elle contribue à la surveillance, mais ne s’interprète pas seule.
35. Oligurie
Diminution de la production d’urines par rapport à ce qui est attendu. L’évaluation dépend de l’âge, du poids, de la durée d’observation et du contexte clinique, selon les repères du service.
36. Anurie
Absence, ou quasi-absence, de production d’urines. Elle ne se confond pas avec une rétention d’urine dans la vessie. Une couche sèche isolée ne permet pas de poser ce diagnostic.
Transmissions : utiliser le vocabulaire professionnel
37. Transmissions
Informations pertinentes partagées oralement ou par écrit pour assurer la continuité et la sécurité de l’accompagnement. Elles portent sur des faits observés, les soins réalisés et les éléments nécessaires à l’équipe.
38. Traçabilité
Enregistrement permettant de retrouver ce qui a été observé ou réalisé, quand et par qui. Les écrits doivent être datés, identifiables, factuels et réalisés dans les outils prévus par la structure.
39. Signe clinique
Élément constaté lors de l’observation ou de l’examen d’une personne, comme une rougeur ou une modification de la respiration. Un signe contribue à l’évaluation, mais ne constitue pas nécessairement un diagnostic.
40. Paramètre vital
Donnée utilisée pour apprécier les fonctions essentielles, par exemple la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire ou la température. Son recueil et sa transmission suivent la formation reçue, les consignes et le cadre professionnel.
Comment réviser le vocabulaire auxiliaire de puériculture ?
Travaille quatre mots à la fois. Lis une rubrique, cache les définitions, puis explique chaque mot à voix haute. Vérifie ensuite la précision de ta réponse. Une fiche avec le mot au recto et sa définition au verso permet de te tester plutôt que de relire passivement.
Compare les mots proches. Pour antisepsie et désinfection, demande-toi sur quel support porte l’opération. Pour régurgitation et fausse route, identifie le trajet du contenu. Pour oligurie et anurie, distingue une diminution d’une absence de production d’urines. Tu mémoriseras mieux en comprenant la différence.
Reviens sur tes fiches à plusieurs reprises. Par exemple, teste-toi le lendemain, quelques jours plus tard, puis la semaine suivante. En stage, relie le vocabulaire à des situations expliquées par ton tuteur, sans recopier de données permettant d’identifier un enfant.
Pour organiser tes révisions par enseignement, consulte aussi notre article sur les fiches de révision pour les élèves auxiliaires de puériculture.
Comment utiliser ces mots en stage ?
Une transmission utile associe un vocabulaire précis et des faits concrets : ce qui a été observé, à quel moment et dans quelles circonstances. Évite d’utiliser un terme technique dont tu n’es pas sûre. Décrire clairement une observation reste préférable à lui attribuer un diagnostic.
Les valeurs de référence des paramètres varient avec l’âge et la situation. N’applique pas automatiquement les seuils de l’adulte à un nourrisson. Devant une difficulté respiratoire, une coloration inhabituelle ou une modification importante de la réactivité, alerte immédiatement l’équipe et suis les procédures d’urgence de la structure.
Questions fréquentes sur le vocabulaire de formation AP
Faut-il connaître ces 40 mots avant d’entrer en IFAP ?
Ce lexique permet de se familiariser avec le vocabulaire de soin. Il ne constitue pas une liste officielle de connaissances exigées à l’admission. Les notions et leur utilisation professionnelle se construisent pendant la formation.
Est-ce suffisant pour valider un module ?
Non. Connaître une définition est une première étape. La formation demande aussi de comprendre les situations, de mobiliser les connaissances et de développer les compétences attendues en cours et en stage.
Où retrouver les mémos Instagram ?
Retrouve nos carrousels 20 mots techniques de formation AP et 20 mots autour de la naissance, de l’alimentation et des soins. Cet article les réunit pour faciliter tes révisions.
Sources et repères
Définitions reformulées à visée pédagogique. Références consultées le :
- France compétences : diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture, activités et compétences.
- Inserm : prématurité.
- Assurance Maladie : comprendre la fièvre chez l’enfant.
- Assurance Maladie : déshydratation.
- Assurance Maladie : fausse route et inhalation.
- Institut national du cancer : définition de l’asepsie.
- SF2H : guide de traitement des dispositifs médicaux réutilisables.
- Académie française : définition de l’anurie.
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