SHU en crèche : les repères du bilan 2025 publié en octobre 2026

Le SHU en crèche fait partie des points de vigilance du nouveau bilan de Santé publique France. Publié le 12 octobre 2026, ce document porte sur les infections et les cas de syndrome hémolytique et urémique observés en 2025. Il éclaire la prévention auprès des jeunes enfants et le travail des auxiliaires de puériculture.

SHU en crèche : ce que montre le bilan 2025

Le bilan recense 109 cas pédiatriques notifiés en 2025, contre 87 en 2024. Les moins de trois ans présentent l’incidence la plus élevée. Sept investigations ont concerné des suspicions de cas groupés d’infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines, appelés STEC, en crèche.

Ces bactéries peuvent provoquer des diarrhées et, dans certains cas, une complication grave touchant notamment les reins : le SHU. Le rapport décrit une transmission entre personnes possible en collectivité. Les investigations ne correspondent pas toutes à des épisodes de SHU confirmés chez chaque enfant.

Repère de date : il s’agit d’un bilan rétrospectif national, pas de l’annonce d’une épidémie dans les crèches françaises en octobre 2026. Il ne crée pas une nouvelle obligation réglementaire.

Prévenir les infections et le SHU en crèche

Les conseils de prévention de Santé publique France rappellent l’importance du lavage des mains avant la préparation des repas, de la séparation des aliments crus et prêts à consommer et du nettoyage des ustensiles. L’agence déconseille aussi de laisser les enfants manger des pâtes à gâteau ou à cookies crues.

Ces rappels concernent également les ateliers cuisine. Une activité d’éveil se prépare avec les règles d’hygiène alimentaire de la structure : goûter une préparation crue ne doit pas devenir une étape banalisée de l’atelier.

Notre lecture professionnelle pour les AP

Pour une équipe, ce bilan peut servir de support à un échange : chacun sait-il à qui transmettre une observation inhabituelle ? Les consignes sont-elles accessibles aux élèves et aux remplaçants ? Les habitudes du quotidien correspondent-elles aux protocoles de l’établissement ?

L’AP observe et transmet dans son champ de compétences. Une diarrhée ne permet pas, à elle seule, de conclure à une infection à STEC ou à un SHU. Les décisions médicales, les examens et les mesures de gestion d’un épisode relèvent des professionnels et autorités compétents. Les mesures décrites dans une investigation particulière ne deviennent pas automatiquement une consigne nationale applicable à toute situation.

En IFAP, ce sujet permet de relier hygiène, observations et transmissions. Retrouvez notre guide des révisions des blocs de compétences du DEAP.

Sources consultées le 19 octobre 2026 : bilan national de Santé publique France, données 2025, publié le 12 octobre 2026 ; repères et prévention du SHU, mis à jour le 30 octobre 2025.

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